
Le Cap Blanc-Nez
On monte à l'obélisque, on s'assoit dans l'herbe rase, et on compte les ferries qui glissent vers Douvres. Le vent décoiffe — c'est prévu, c'est même le but.

à une heure et demie de Lille
des falaises blanches, du vent pour deux, et une lumière qui change tout le temps.
Quand la ville devient trop petite, les gens du Nord prennent la route de l'ouest. Au bout, la craie tombe dans la mer — et la lumière ne ressemble à rien d'autre.

le grand site des deux caps
Douze kilomètres de sable tendus entre le Blanc-Nez et le Gris-Nez. Par temps clair, on devine les falaises anglaises de l'autre côté du détroit. C'est un peintre qui a baptisé cette lumière « Côte d'Opale », en 1911 — personne n'a trouvé mieux depuis.

le bout du continent
Le point de France le plus proche de l'Angleterre : trente-quatre kilomètres, les côtes se regardent. Un escalier de bois grimpe à travers la lande jusqu'au phare, qui veille sur le détroit le plus fréquenté du monde — les cargos y passent en file indienne, et on les compte depuis le sentier des douaniers.

village de pêcheurs
Des maisons basses aux toits rouges alignées derrière la digue, des flobarts — ces barques rondes qu'on tire à terre au tracteur — et du crabe qu'on mange les doigts dans la mayonnaise. Rien n'a bougé ici depuis cinquante ans, et tout le monde s'en félicite.
après la plage
L'air marin, ça creuse — c'est scientifique. Et la côte sait exactement quoi faire de votre appétit.

Cheddar fondu à la bière, jambon, et un œuf au plat par-dessus pour le « complet ». Le plat officiel du retour de plage, cheveux encore pleins de vent.

Un cornet brûlant partagé au pied de la dune, les mouettes en embuscade. La grande gastronomie n'a rien inventé de mieux.
et si on prenait le large ?
Pas besoin de billets d'avion : la mer est à une heure et demie, et les plus beaux rendez-vous y sont gratuits. Laissez le hasard choisir la prochaine échappée.

On monte à l'obélisque, on s'assoit dans l'herbe rase, et on compte les ferries qui glissent vers Douvres. Le vent décoiffe — c'est prévu, c'est même le but.